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  • : Sifu/ Miloud ZERGUINE: - Instructeur de kungfu shaolin depuis 1999; - Directeur technique de wushu au sein de la ligue des arts martiaux Batna-Algérie; - Vice-président du club CSA Aurès; - Président de la section "kungfu shaolin"; - Responsable de la salle de polyvalente "maison des jeunes frères lombarkia" Batna-Algérie; * Welcome to Shaolin-Wushu in Batna - Algeria * * Shaolin-Wushu is the best martial-art * * Wushu is my life *
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Lundi 3 août 2009 1 03 /08 /Août /2009 13:38

Le Kung-fu: 

Kung-fu est en Occident le nom généralement donné aux arts martiaux chinois (externes).

Ce terme a été introduit en Europe dans les années 1970 pour désigner les films chinois d'arts martiaux. Ce mot sonnait mieux d'un point de vue phonétique et mnémotechnique à l'oreille des Occidentaux. Les termes « gong » et « fu » traduits littéralement et séparément ont une toute autre signification que "arts martiaux" chinois. « gong » désigne la « maîtrise », le « perfectionnement » ou la « possession d'un métier ». Le terme est à rapprocher d'un point de vue sémantique de la notion d'artisan tel qu'il était usité en Europe au XIXe siècle : ce terme désignait l'homme de métier qui par un apprentissage auprès d'un maître acquérait cultures, techniques et savoir-faire. « Fu » désigne les techniques en tant que contenu. On peut ainsi dire de quelqu'un qu'il possède le « gong fu » en gastronomie, le « gong fu » en peinture, ou le « gong fu » en musique, etc. On appelle également « gongfu cha » (功夫茶, gōngfūchá) pour désigner l'art du thé.

En Chine, le terme Wushu correspond le mieux à la notion d'arts martiaux. L'examen des caractères qui le composent montre que ce terme avait un sens plus général :

  • () : le sinogramme ancien (pictogramme) représente une « hallebarde ». L'idée est celle de l'arme du gardien, le pictogramme a le sens d'un talisman protecteur à l'entrée de la « maison ». Il empêche voleur et démon de pénétrer et de porter atteinte aux biens ou à l'intégrité physique des habitants (agression, maladie). L'idéogramme a pris un sens plus général, il désigne l'acte de mobiliser les moyens nécessaires à la préservation de sa vie, de ses biens ou d'un état.
  • shù () : les moyens nécessaires relèvent de l'idéogramme Shu, les savoir-faire, les connaissances multiples (médecine, art du combat, art de la guerre, techniques des armes, diplomatie, etc.). Ici, le terme « art » est à comprendre dans son sens ancien : celui (l'artisan) qui par un apprentissage long et rigoureux possède un métier.

Dans les langues chinoises, plusieurs autres termes désignent également les arts martiaux chinois. Notamment « zhongguo gongfu » (中国功夫 zhōngguó gōngfū) pour désigner les arts martiaux nationaux.

Mais wushu désigne également un sport de combat, règlementé en 1949 en République Populaire de Chine.

 



Origines du terme Wushu:

D’après Kang Gewu dans son ouvrage « Recueil pratique des arts martiaux chinois »[1], le terme de « wushu » apparaît pour la première fois pendant la dynastie Liang de la période Nanbei (502-557), dans le recueil des textes de Xiao Tong (501-531), qui n’est autre que le fils aîné de l’empereur Liang Wudi, Xiao Yan. Le terme y désigne les techniques militaires en général qui étaient auparavant nommées « techniques de combat » (jiji) et « arts guerriers » (wuyi). La notion de techniques militaires est comprise comme moyen de préserver un royaume, de préserver la dynastie et de préserver l'intégrité physique du dirigeant.

Le terme « wushu » fut peu usité pendant l’antiquité chinoise, il ne s’est vraiment répandu qu’à la fin de la dynastie Qing et après l’avènement de la République de Chine en 1911. En 1915, Ma Liang édite son fameux manuel d’entraînement qu’il nomme « Les nouveaux arts martiaux chinois »[2]. À partir de cette époque, le terme « wushu » perd de son sens de techniques de préservations à caractère militaire pour désigner plutôt un type d’activité sportive traditionnelle. Ce changement prend en considération l'apport de la conception occidentale du sport (hygiène physique et rationalité anatomo-physiologique) et les conceptions médicales traditionnelles chinoises. La définition usitée de wushu dans les manuels devient alors : manière de pratiquer et d’utiliser les arts de combat, les pratiques et techniques afférentes (gymnastiques, hygiène sportive, etc.) et les enchaînements codifiés esthétiques ou gymniques.

 



Boxes externes et boxes internes:

Cette distinction a été construite en Chine à la fin du XIXe siècle et s'inscrit d'une manière générale dans la confrontation entre les conceptions occidentales du corps (médical, anthropologique, biomécanique, etc.) et les conceptions énergétiques (taoïste et bouddhiste) de la médecine chinoise traditionnelle.

En Europe, cette distinction interne/externe consiste à considérer que les styles externes utilisent la force physique et la vitesse comme principes d'entraînement et les styles internes la maîtrise de la respiration, la décontraction et la lenteur pour guider l'énergie (Qi). Cette conception repose sur une connaissance des styles internes qui s'arrête au Taiji style yang popularisé en Chine après 1956 (Taiji à fonction thérapeutique), à l'ignorance des autres styles internes tels que Shunshi quan, xingyi quan, Bagua zhang, liuhebafa quan, et aux dimensions martiales de ces styles. Cette conception erronée repose aussi sur la méconnaissance des Qi gong propres à chaque style Externe. La popularité de cette distinction est sans doute à rapprocher du désir d'intellectualiser une pratique corporelle par des notions n'appartenant pas aux domaines scientifiques mais aux domaines médico-religieux.

L'examen des applications martiales des styles internes et des styles externes montrent que les principes de base sont identiques et que seules les pratiques diffèrent. Nous avons par commodité conservé cette distinction même si, pour les enseignants chinois des styles traditionnels, elle n'a aucun sens.


Par Miloud ZERGUINE
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